19/11/2008

Que de tâches à effectuer ...

RDV avec l'assistante sociale pour la demande de RMI en attendant de savoir si je liquide la société ou la mets en sommeil. Je viens d'avoir une date !
Confirmer par écrit à l'employeur de B si par hasard il ne retrouverait pas trace d'un éventuel faux document établi par B sur son papier en-tête car comment ai-je pu disparaître de l'indivision. Cette démarche fait suite à la remarque du notaire chargé de la succession. Rien ne tombe à côté de mes oreilles lorsque je dialogue avec une personne. Tout comme Maître S qui m'a gentiment reçue en se faisant l'avocat du diable, qui n'a pas écarté que B sous-loue la mansarde. Ce serait plausible puisque l'avocat de B parlait d'un déménagement au 30.10.2008 et que je ne suis toujours pas en possession d'un jeu de clés pour la mise en vente ! Je m'attends à découvrir encore de drôles de choses. Mes demandes ne sont certes pas compliquées surtout si l'on a rien à cacher, non? B a réussi à embobiner son avocat qui a l'habitude de travailler avec son employeur, confirmé par un collègue de B. A ce rythme, je suis partie pour être une pro des enquêtes ! A choisir, il vaut mieux rire qu'en pleurer !!!
Dans le cas contraire, j'attendrai que le nouveau syndic ait bien récupéré l'ensemble des dossiers afin de prendre rendez-vous. Vive la lenteur !
Les choses n'avancent pas à une unique demande. Il faut relancer sans cesse voire se déplacer...
Ensuite effectuer la demande de l'aide juridictionnelle pour avoir un avocat ... Ce dernier ne pourra pas inventer des pièces ou avancer les choses sans pièces justificatives. Au final, avocat ou pas, le gros du travail sera toujours fait par le client. L'avocat ne met en évidence et en valeur que le fond... Si je décide de me reposer sur lui, c'est impossible. La justice est longue (j'en sais quelques choses de par mes expériences) mais j'ai confiance car il y a eu trop de mensonges de B, qui a également menti à son propre avocat ! Mais je devrais me passer dans un premier temps d'un avocat car il me serait possible de faire un référé puisque B met en péril l'indivision.
J'ai eu le syndic qui rectifie le compte. Ensuite, je pourrai enfin récupérer les comptes tant réclamés à B. Encore des pièces si l'affaire doit être menée devant les tribunaux.
Face au silence de B et son avocat, il n'y a toujours pas de mandataire représentant l'indivision donc qui va recevoir les correspondances de B. Le syndic préfère que ce soit moi et non B du fait qu'elle est en impayé depuis longtemps et ne donne jamais signe de vie au syndic. Moi aussi, je le préfère car je crains que B ne vive au-dessus de ses moyens et ne soit endettée. C'est tout de même bizarre pour une personne qui avait l'intention de racheter ma part de 50% il y a quelques mois ??? Qui était derrière ? son copain ? S et R ? Etudiante sans revenus, B voulait déjà. Elle comme S et R m'ont prise pour une idiote. Un établissement bancaire, même sans temps de crise, aurait prêté à B. sans caution ???
B n'a jamais compris que si elle avait été correcte en étant réglo, respect des obligations et des droits de chacun, nous n'en serions pas là. Son attitude est "normale" pour moi lorsque je repense à notre enfance et éducation par S et R. Tout lui était possible de part son statut de petite. Je ne sais comment je me serais comportée à sa place. En aurais-je autant abusé qu'elle ? Une chose est certaine, en tant qu'aînée, si j'avais agi comme B, S et R seraient venus à la rescousse de B et je m'en serais prise plein la gueule. C'est dingue d'y penser. Merde, je me suis retrouvée l'aînée alors que j'étais la 3ème sur 5 enfants avant l'adoption. Je n'ai jamais bénéficié d'avantages de l'aînée mais bien que des emmerdes et des devoirs. Stoppppppppppp !
Repos forcé.
J'ai rencontré 2 personnes qui m'ont dit que ma petite vie vallait d'écrire un livre... Je crois que j'ai vécu des années de vie ou plusieurs vies pour une personne de mon âge. Je songe à m'y atteler sous forme de roman. Quel que soit l'aboutissement, cela me permettra de mettre beaucoup de choses à plat, y compris sur le rôle de parents.
S, lors de notre dernière entrevue, m'a dit sa vision à savoir comment puis-je prétendre parler du rôle de parents alors que je ne suis même pas mère. Oui, il n'y a pas de recettes pour être parent. Cela signifierait que toutes les mères qui viennent d'accoucher seraient systématiquement moins "bonnes" que celles qui ont des enfants plus grands, que leur propre mère ? Non, je ne le crois pas. Si l'on parle d'instinct maternel, je pense qu'il en existe un. Comme je pense que certaines femmes ne sont pas faites pour être mères. Certaines femmes ne le souhaitent pas - comme une ex-belle soeur - cela choque l'entourage et la société. Ben non, ces femmes sont honnêtes avec elle-même. Pourquoi serait-ce égoïste ? Ne serait-ce pas le contraire ?
L'enfant adopté ou non, n'a rien demandé. Est-ce pour lui faire sentir en permanence pour chaque chose qu'il "possède", il est redevable en permamence ?
Je ne cours pas après la maternité maintenant, encore plus avec la maladie. La première réaction de S lorsque je l'ai informé de mon état de santé, n'a pas été comment vais-je mais pourras-tu avoir des enfants... C'était et c'est le cadet de mes soucis ! C'est dingue sa réaction mais elle ne me surprend pas. Je ne suis pas mère mais cela ne m'empêche pas de comprendre le rôle des parents, de réfléchir à l'éducation. Rien ne vaut l'expérience d'enfant. Un parent qui a oublié qu'il a été enfant, je pense, peut difficilement comprendre un enfant. Un parent qui ne comprend pas l'époque et la société dans laquelle vit son enfant, peut difficilement aider à l'épanouissement de son enfant. Je pense qu'il n'est pas envisageable d'éduquer un enfant comme une génération précédente ...
Un de mes auteurs favoris, Khalil Gibran, donne - à mon avis - une belle recette universelle
Vos enfants ne sont pas vos enfants :
Ils sont les fils et les fillesde l'appel de la vie à elle-même ;
Ils viennent à travers vous, mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous,
ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour,
mais non point vos pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez tenter d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière,
ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs, par qui vos enfants,
comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'arbre voit le but sur le chemin de l'infini,
et il vous tend de sa puissance,
pour que ses flèches puissent voler vite et loin.
...

18/11/2008

Etat de santé à la dégringolade, un véritable chemin du combattant pour avoir mes droits d'indivisaire. Maintenant j'envisage la possibilité de ne pas gagner sur la maladie... Aussi j'angoisse de ne pas voir les choses avancer dans l'indivision avec B. Je n'ai naturellement pas de ses nouvelles ni de son avocat.
Le notaire qui s'est chargé de la succession va tenter d'établir un état des comptes et souhaite, de préférence, entrer en relation avec le notaire de B.
Entre temps, le syndic est en train de rectifier le compte pour le remettre en indivision. J'ai pris contact avec l'employeur de B, une étude notariale suite à la crainte du notaire chargé de la succession qui espère que B n'a pas eu recours à un faux document ... J'ai dû régularisé les arriérés de B grâce au prêt d'un ami (le premier !) et attend du syndic le détail du compte mais il m'a été confirmé que les retenues sur indemnités d'occupation couvrées largement la moitié des charges totales et non les non récupérables. B n'a pas reversé la totalité des retenues !!!
Ce soir, je reçois un mail de S et R annonçant le décès de mamy dont les obsèques auront lieu jeudi. Je ne peux physiquement pas descendre et financièrement non plus.
J'ai eu le bonheur de petite-fille d'avoir une vraie mamy, à l'écoute et aux petits soins. Je me suis éloignée d'elle lorsque j'ai décidé de le faire vis-à-vis de S et R. Et je n'ai plus donné signe de vie comme avec le reste de la famille.
J'ai appelé ce soir R. Je suis tombée sur S qui m'a passé R. Sans rentrer dans les détails, je lui ai dit que je ne pourrai descendre, question santé et financier. J'ai repensé à cette mamy qui a toujours su m'écouter, me consoler mais qui, à la fin, fatiguée des agissements de S, a préféré baisser les bras. R m'a dit - sans faire de reproches - que je n'avais pas su me manifester lorsqu'elle nous avait fait à chacun un don pécunier. Il est vrai mais s'il n'existe pas de motifs valables, j'étais tellement engluée dans les pires tracas quotidiens en étant revenue après une vie à l'étranger sans rien en poche et B qui payait irrégulièrement ses indemnités d'occupation... plus à l'époque de sérieux problèmes de santé au niveau coeur (un arrêt) qui nécessitaient un suivi accru. Comment pouvais-je parler puisque c'était toujours psychologique, selon S ? Là encore, je suis une coriace et le peu de fois où je me plaingnais, c'était sérieux.
Je crois que je ne sais pas pas apprécier les choses matérielles. Si je me bats pour l'indivision, c'est surtout faire reconnaître mes droits et faire cesser uniquement des devoirs. Je ne sais comment l'exprimer... J'écris en un seul jet en fonction de ce qui me vient du coeur.
Mamy est une rare personnne qui s'est battue indirectement pour moi pour laisser tomber ensuite. M-M l'a fait aussi et cet héritage n'y est pas étranger. En apparence si forte, personne ne peut imaginer la fragilité en moi liée à une trop forte sensibilité. J'ai toujours voulu avancer de l'avant. Aussi lorsque je demandais de l'aide, c'est vraiment parce que je jugeais que je ne pouvais pas faire autrement...

05/11/2008

Mail enfin envoyé au notaire. Sûr très personnel mais je me sents vidée. J'ai eu tant de mal à l'écrire, j'en pleurais. Et gros coup de blues en me demandant si la vie vaut vraiment le coup d'être vécue si on ne peut même pas compter sur sa famille et se rendre compte qu'un inconnu peut-être ne m'aurait pas fait subir autant de crasses que B...
Le traitement ne réussit d'un côté et me déglingue de l'autre. J'engoisse de me voir flotter dans mes pantalons 34 et m'orienter vers du 12 ans. De l'autre côté, je m'étonne d'avoir toujours mes cheveux alors que chaque matin , j'ai une touffe de cheveux entre les mains.