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01/05/2009

Peut-on mentir impunément ?

Philosophique cette question !
Le mensonge, cela ne dure qu'un temps même si le profit ne concerne que l'instant présent. Rien de surprenant dans une société de consommations où posséder et paraître priment au détriment d'être, on privilégie le curatif que le préventif, on préfère l'hypocrisie au franc parler... 
L'expérience m'a apprise qu'un menteur se trahit lui-même tôt ou tard. Pour mener à bien mes études, j'ai travaillé en parallèle dès la seconde moitié de la première année. Les ouvrages étaient coûteux et le  choix n'était pas possible autrement. S et R avient déterminé le barème donc pas la peine de discuter, pas la peine de réclamer car c'est une démarche qui était formellement interdite. J'ai vécu une journée d'enfer chez un patron d'une jour qui s'est limitée à la triste expérience de harcèlement sexuel coincée au sous-sol d'un restaurant, sans témoins évidemment. Fille au pair dans la famille du 16ème dont les 2 pères étaient avocats, ils m'ont aperçu le soir dans tous mes états. Autant j'étais plutôt bien exploitée contre une chambre de bonne, autant sur cette histoire, un des pères a été cool et m'a encouragée à porter plainte. Lorsque je lui ai répondu que je n'étais rien et que je n'avais aucun témoin donc preuves, c'était peine perdue. Comment pouvait-on croire ma parole d'étudiante face à un "supérieur" ? Il m'a remis sa carte et m'a demandé de se rendre au commissariat en remettant cette carte au commissaire. J'ai fait cette démarche sans conviction avec une main courante. L'affaire a traîné. Suite à la plainte, j'ai été convoquée au commissariat où les policiers avaient mené une enquête. Ils ont découvert qu'une dizaine de filles avaient subi la même chose. Le policier en charge du dossier m'a dit qu'il était nécessaire de porter plainte afin que ce salaud cesse ses agissements. Je l'ai fait puisque aucunes des filles ne le voulaient. 
Mon dossier a traîné encore - vous connaissez la lenteur administrative - et vlan, il a atterri par erreur au Tribunal de Police. Les juges plutôt cools décident de traiter le dossier même s'ils sont surpris d'un tel dossier qui aurait dû atterrir au Tribunal d'Instance. J'étais parmi les dernières à passer et j'entendais les délits routiers des uns et des autres. Un qui avait grillé un feu rouge, 2 chauffeurs chinois qui s'étaient bagarrés, un routier qui avait conduit trop longtemps... Je ne sais pourquoi, la salle d'audience ne s'est nullement vidée lorsque c'était mon tour. Une salle pleine de bonhommes et le juge qui me pose des questions de détails et moi mal, très mal. Mon cas disportionné, non adapté à ce Tribunal. Et je sentais l'impression des gens que leurs histoires étaient riquiquis dues à leur connerie... Le patron d'un jour n'est naturellement pas venu. Il estimait qu'il ne courrait aucun danger face à une misérable étudiante. Verdict immédiat! la peine maximale du ressort de ce Tribunal: un an de retrait de permis ! C'est plutôt délire vu la situation !!! Et 6000 Francs de dommages et intérêts basé sur un billet A/R à Séoul ! 
L'escroc sexuel bien sûr a fait appel. B serait susceptible de réagir de la même façon. Ces personnes ont dû finir par se persuader que leur mensonge était la vérité ! 
Et le dossier atterrit là où il aurait dû, à savoir au Tribunal d'Instance. Un autre monde. Autant mon cas était sérieux face aux histoires du Tribunal de Police, autant mon histoire était une broutille face aux autres affaires où des criminels étaient menottés et derrière des vitres blindées... Le patron d'un jour était là, accompagné de son avocat. J'ai dû raconter en détail les agissements du bonhomme après plus de 2 ans après les faits... Il était grand temps de pouvoir se libérer et tourner cette page. Et je me disais qu'elle conne d'avoir fait cette démarche où ça ravive les choses douleureusement et que j'étais persuadée qu'il s'en sortirait. Lorsque ce dernier a été appelé à la barre, il n'avoue pas évidemment jusqu'à un moment où il se trahit lui-même en sortant "je suis méditérannéen dons parler avec les mains, c'est normal". Et couperet ! Le Tribunal le stoppe net et le condamne à la prison avec sursis et 20 000 francs de dommages et intérêts à mon égard, et je ne sais combien à l'Etat. 
Le gars, marié, père de famille, a de plus été viré du management du restaurant. Je suis certaine qu'il n'a plus recommencé.
Un ancien employeur escroc a porté de nombreux mensonges pour me licencier. Devant les prud'hommes car refus de sa part d'une conciliation, il n'a pas pu étayer. Où les prud'hommes ont reconnu mon dévouement dans la défense des intérêts de mon employeur. Qu'en l'absence d'illustration des preuves, il a porté des documents qui prouvaient qu'un an après mon départ, les impayés avaient augmenté, le taux d'occupation chuté ainsi que le CA et la marge. Par là, il voulait en plus me faire porter le chapeau du futur ! Condamné, il a fait naturellement appel. Direction Cour d'Appel qui a confirmé le jugement des Prud'hommes. Il persite pourvoi en cassation ! Puis se rend compte de sa connerie et laisse tomber en cours de route. 
Il y a de fort risque que B agisse de la même manière. Les escrocs ne lachent pas aussi facilement puisque B me fait subir la galère depuis des années. Elle se croit protégée car elle a le soutien aveugle de S et R, qu'elle donne une image si lisse en société, à ses proches. Cette histoire va s'inscrire dans mes annales. L'indivison va disparaître petit à petit , je pense, pour céder à la SCI familiale. Gros avantage, le partage en cas de conflit se fait naturellement selon les règles du code du commerce. Mon expérience a servi au moins à faire du préventif auprès d'une famille qui en l'absence de crédit restant sur le patrimoine immobilier, les biens ont été apportés dans une SCI familiale où j'ai intégré parents et enfants en nue propriétaires et en usufruitiers. Même si les parents ont été justes avec chacun et instaure de bonnes bases dans les relations fratrie, ils anticipent au cas où les "pièces rapportés" seraient susceptibles de mettre leur grain de sel. 
J'ai prévu de changer de nom, de récupérer la nationalité coréenne qui dans mon cas permet exceptionnellement la double nationalité (nouvelle loi coréenne ! :-) ), reste à trouver la solution afin de ne plus être dérangée dans une succession future... Tant qu'il n'y a pas de mort, il n'existe pas de succession. Comment se renseigner ? J'ai peaufiné un courrier au notaire de famille  mais comment me prémunir et ne pas être recherchée dans ce genre de sale dossier. B ne pourra jamais changer radicalement. Il existe peu d'escroc repenti qui retrouve une intelligence de coeur si cette dernière n'a jamais existée ...

21/02/2009

Repos

Séance chimio difficile mercredi. Le corps traîne encore aujourd'hui et le moral tente de surpasser ... car l'envie de tout lacher est à l'affût comme un petit diable présent constamment... Alors quoi de mieux que de s'occuper les mains et l'esprit mais c'est dur tout de même. C'est dur l'absence d'une famille mais cela est encore plus dur une pseudo-famille qui ajoute des problèmes supplémentaires. 

Je me dis que, putain, si un Dieu existe, pourquoi a-t-il éclatée une famille en laissant le cancer emportait mon père pour atterrir dans un autre monde où j'estime que S n'avait pas la fibre maternelle ? Tomber sur une pseudo-mère qui va jusqu'à dire qu'un père qui se suicide (cas d'un de ses amis ayant laissant femme et une ado) est pire que le décès de mon père ! Putain, est-elle humaine, cette S ? Mon père connaissait les risques s'il décédait. Avec femme et 5 enfants, il aurait préféré vivre pour cet amour dont il s'est battu avec ma mère afin de l'imposer à leurs familles respectives. A chaque chose, c'était systématiquement les histoires des autres qui étaient pires que tout. De nombreuses fois, je me suis posée la question si S avait un coeur ou savait le sens des mots qu'elle pouvait sortir ou était-elle uniquement stupide ou se sentait-elle au-dessus de tant de choses et de tant de personnes. Côté de B, je sais que c'est le dernier cas ayant toujours été mise en valeur même avec une mauvaise note par S qui veillait en permanence à ce qu'elle ne soit pas blessée par les autres, préférant se voiler la face. Soeurs de sang, maintenant B est vraiment la fille de S. Elle me fait peur car elle lui ressemble tant. Surtout son manque de franchise, je ne peux pas supporter tout comme ses mensonges. Le prénom de B est composé du caractère chinois "couteau". C'est la représentation de la générosité. S a réussi à le transformer en poignard qu'on plante dans le dos, bien évidemment... 

Je sais que la roue tourne mais dans combien de temps, combien d'énergie inutile à y laisser pour ne plus être qu'une banque que je ne peux assurer. Garder le cap pour avancer, à quel prix ? 

06/02/2009

Epuisée mais sereine

Epuisée, je le suis mais c'est simplement physique. Hier et avant-hier, c'était une demi-journée de rendez-vous pour mercredi et une assemblée générale jeudi.
Une baisse de tension, un appétit présent mais qui ne permet pas de manger puisque je rends tout. Devoir encore percer un trou supplémentaire aux ceintures touche un coup au moral ... Durant les années chez S et R, cela allait jusqu'à peser les aliments. Il m'était arrivée d'avoir eu très faim à certaines périodes entre la maladie de mon père et avant l'orphelinat. Ce manque de pouvoir manger à sa faim m'a certaiment marquée - ce que S n'avait jamais ignoré. Et il m'arrivait souvent de manger en cachette où lorsque S fouillait régulièrement ma chambre, elle trouvait les emballages. Je me faisais naturellement remonter les bretelles. J'ai enfin pris conscience de cette "problématique" passée en surfant et en tombant sur le site canadien que j'ai souhaité faire partager dans les liens en bas de ce blog.
Exigente matériellement, je ne pense pas l'être. Vu un passé matériel très rude après l'incendie de la maison en Corée, cumulée avec la maladie puis le décès de mon père, ce qui prime de ce côté est un toit et à manger. Des besoins basiques en somme ! Besoins dont un certain nombre en souffre si l'on sait regarder un minimum autour de soi. 
Mon cancer a été pris très tard car je n'ai pas su écouter mon corps. L'éducation a un sacré impact sur l'avenir. Je ne suis pas douillette, j'ai pratiqué l'athlétisme avec des entraînements de plusieurs fois par semaine et des compétitions. Le sens de l'effort naturel inculqué dans la culture coréenne s'est renforcé dans le cadre sportif où l'on apprend à dépasser ses limites ... 
Le peu de fois où j'étais malade, S m'accusait systématiquement de psychologique et pour la déprime tout sur le compte de l'adoption. Lorsque c'était le cas de B - abonnée aux bronchites - c'était le bébé à protéger. Le coup de déprime que B a eu avant le bac, c'était le manque de facilité dans les études alors que si S ne s'était pas voilé la face, c'est complètement erronné. B avait énorments de facilité et d'une intelligence (je précise estudiantine) remarquables mais c'est gros soucis a été la paresse, l'"éloge" de la réussite sans effort et immédiatement ... B savait et sait comment se comporter afin que S entende que ce qu'elle souhaite. Je ne le sais également mais je n'ai pas pu faire la comédienne. A ce sujet, S mettait parfois en avant (avec un brin d'admiration ?) un de ses frères - P - qui savait si bien amadouer leur mère.

Pour en revenir à mon cancer tardif où j'ai subi 2 interventions chirurgicales avant radio et chimio, mon passé éducatif a joué son rôle. La seule "conversation" avec S à ce sujet est revenue toujours au même sujet. S persistait à dire que le mental était beaucoup sur un cancer. Le cancer, c'est physique. Le mental peut contribuer en parallèle à la guérisson. Mais mettre le cancer sur la santé mentale, quelle stupide S ! Un psychiatre (et encore faut-il trouver le bon) peut certes contribuer à une aide psychique mais lorsque je suis noyée entre la bêtise de S, la faiblesse de R et l'intéressement pécunier et matériel de B, son copain que je soupçonne d'être d'un tempérament proche de R, je prends conscience une fois de plus de l'importance de l'entourage familial ou non. Je ne comprendrais jamais comment une famille peut être à tel point néfaste, accentué dans une épreuve. Je suis définitivement affirmative là-dessus, S et B ne sont pas dotées de cette intelligence de coeur. Tout est faux chez elles. L'histoire de l'indivison ave B est loin d'être terminée et cela me renvoie en permanence sur S et son éducation et son comportement injuste présent et passé. J'ai hâte qu'il existe un miracle pour couper définitvement car ces personnes - je ne suis pas certaine d'une personne étrangère dans cette histoire aurait fait autant de crasses - me sont nuisibles. 
J'ai de l'affection pour R mais sa grande faiblesse aura eu raison. Je ne lui en veux pas. C'est son choix. R ne m'a jamais nuit directement et volontairement. J'ai eu très peu l'occasion de discuter avec lui - S ne le permettant que difficilement - mais c'est une personne d'une grande bonté et avec un grand coeur mais la peur, la crainte sont plus fortes...
J'ai eu tous les prémices de mon cancer mais prisonnière de l'éducation de S, je n'ai pas su m'écouter ayant persisté dans le psychologique. Ceux qui ne peuvent pas comprendre, vous allez toujours réfuter mais n'oubliez pas que lorsqu'on est enfant - dépendant affectivement et matériellement des parents - l'éducation même de 10 ans peut avoir un tel pouvoir arrivé à l'âge adulte. Je suis peut-être trop réfléchie mais j'ai la chance de part mon adoption tardive à presque 8 ans d'avoir connu 6 années d'une vie familiale "classique" et "normale". J'ai eu le bonheur de connaître des parents amoureux, attentifs à l'un et l'autre, un amour qui'ils ont transmis à leurs 5 enfants... Ce genre d'enfance que la plupart de mes amis ont connu, je l'ai perdue avec l'adoption par S et R. Oui, j'ai cette chance de me dire que mon statut d'adoptée me sauve de beaucoup de choses. Est-ce pour cela que je m'y suis réfugiée autant ? D'un côté, c'est le réconfort de S qui met entièrement sur ce compte. C'est arrangeant pour elle. C'est l'espoir pour moi qui me dit que tout est possible malgré 10 années destructrices insinueuses :-) ! 

03/02/2009

Une citation qui me parle

Celui qui donne un bon conseil, construit d'une main, celui qui conseille et donne l'exemple, a deux mains; mais celui qui donne de bonnes leçons et un mauvais exemple construit d'une main et détruit de l'autre.
[Francis Bacon]

Avec S, j'ai constamment vécu son rôle de donneuse de leçons, la discordance entre les paroles et les actes. B en a bien pris le chemin. 
Je me rends compte maintenant à quel point S se limite volontairement dans ses réflexions. Pour elle, c'est tout noir ou tout blanc et songer la part de responsabilités de chaque acteur d'une histoire, c'est mission impossible. Je n'ai pas voulu le voir et grand tort m'en a pris pour m'être détruite avec toutes ces culpabilités qu'elle m'a mises en intra-veineuse. Destructrice, elle a été. Je me respire chaque jour un peu plus depuis ce choix de la coupure définitive.

Dernière anedocte : Je rencontre S et R en fin d'année 2007. J'ai eu droit à un chèque de 1000 euros. Ils m'ont tendu le chèque tout en me disant que si ils avaient eu cela, ils auraient été drôlement contents... Je dis "ils" mais c'est S mais R n'ayant pas contre-dit ... Ce chèque, je n'avais pas l'intention de l'encaisser. Je l'ai fait des mois plus tard lorsque B m'a, une nouvelle fois, mise dans le pétrain.
Certes je ne suis pas parent mais si la vie me le fait devenir, le souhait m'en vient ... un parent est celui qui est content de pouvoir offrir un peu plus, non ? Avec S et R, c'était constamment "à ton âge, on n'avait pas ...", "on ne partait pas en vacances", "on n'avait pas une chambre à soi", "on n'avait pas une chaîne hi-fi" ... 
Un enfant ne demande pas à venir au monde, ni à être adopté. Parents, veillez à vos paroles qui peuvent parfois être si blessantes. Soyez contents pour eux mais faire peser constamment un côté redevable, cela ne peut nullement être constructif à l'épanouissement d'un enfant, à la confiance et tant d'armes nécessaires pour affronter la vie... Le choix vient de l'adulte qui doit s'assumer. Et puis, la vie ne va-t-elle pas de l'avant ?

23/10/2008

Je viens, une nouvelle fois, de tenter de joindre téléphoniquement B.
Nouveau changement : le téléphone sonne très très longtemps ... pour ne pas aboutir sur la messagerie. Vive la technologie où l'on peut décider si oui ou non, l'interlocuteur peut laisser un message...